The Charm The Fury – Budapest – 13/08/2017

Groupe : The Charm The Fury
Date : Dimanche 13 août 2017
Festival : Sziget
Ville : Budapest

C’est par un heureux hasard que j’avais remarqué que The Charm The Fury jouait au festival Sziget, où nous avions prévu d’aller avec ma copine cet été 2017. Ce grand festival a lieu chaque année depuis 25 ans à P1090521Budapest sur une île (oui, car « sziget » veut dire « île » en hongrois), non loin du centre de la capitale magyare. Si l’ensemble de la programmation ne nous enchantait guère, il me tardait de voir en concert ce jeune groupe néerlandais de metalcore que j’avais découvert avec l’excellent premier album A Shade Of My Former Self. Ils avaient sorti plus tôt dans l’année un deuxième opus nommé The Sick, Dumb & Happy qui devrait trouver sa place sur ce site avec une bonne chronique. J’avais essayé de les voir en concert en Europe à l’occasion de cette sortie, sans réussir à planifier quelque chose jusqu’à ce festival.

Nous étions arrivés avec Louise et Lauriane devant la scène Europe (qui présentait pendant tout le festival des groupes du Vieux Continent) un peu avant le concert pour jeter un œil au groupe belge Brutus, où la chanteuse batteuse nous a épatés par la fluidité de sa performance entre deux rôles. Sa batterie était sur le devant de la scène et placée latéralement, ce qui permettait de bien voir son jeu.

Le soleil tapait encore quand les musiciens de The Charm The Fury sont arrivés à 18h. Nous avions pu les apercevoir dans le fond de la scène pendant que le groupe précédent jouait et nous étions là pendant leurs balances. Le son de guitare était bien puissant pendant ces derniers réglages et promettaient de bons riffs. Cela faisait bizarre d’entendre ce style alors que les autres artistes du festival étaient majoritairement pop, électro ou reggae.

Seulement, le son du concert était bien moins propre paradoxalement. Le chant était peu audible, les guitares manquaient de rondeur, contrairement à ce que nous avions pu entendre. C’était un moins sur ce point.

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J’étais toutefois heureux d’entendre les bons morceaux que le groupe avait à proposer pendant une bonne heure. La set-list était majoritairement dédiée au dernier album, mais j’ai pu entendre les classiques du premier disque tels que The Enemy, Colorblind, Living Saints ou Carte Blanche et ses avalanches de riffs. Je me suis presque littéralement décroché les cervicales sur ces morceaux, balançant tout mon corps d’avant en arrière jusqu’à en perdre l’équilibre. Les jours suivants ont été douloureux, sans que les thermes hongroises aient pu changer cela.

Le deuxième morceau joué m’était inconnu, car il provenait de leur premier EP The Social Meltdown. Les morceaux du dernier album rendaient très bien en concert, comme Down On The Ropes qui a déclenché des circle pits, ou The Future Need Us Not qui incitait au headbang violent. Weaponized a démarré le set en trombe avec ses riffs bien puissants. Songs Of Obscenity et son aspect festif ont logiquement été étendus d’une mini-reprise de Seek And Destroy (suivi d’un mini-solo de batterie de Mathijs Tieken qui ressemblait à 13 Steps To Nowhere de Pantera), car leur morceau a un riff qui ressemble à celui du morceau de Metallica. Le clin d’œil est assumé.

Je me suis rendu compte que Echoes n’est pas aussi prenante en live que sur la version disque, et d’autres passages plus chantés mélodiques n’avaient pas une excellente réception du public malgré la performance de Caroline Westendorp. P1090523La chanteuse avait une super prestance, avec des headbangs en rythme intenses et bien stylés, haranguant le public pour motiver le plus de personnes. Il faut avouer qu’il n’y avait pas grand-monde près de la scène. La fosse du pogo devait intimider les curieux, sans être particulièrement dense. Ce n’est clairement pas le public le plus nombreux que le groupe a dû voir sur cette tournée, et je pense que ça les a un peu embêtés vu leur rapidité à quitter la scène sur le final.

Même s’il y avait peu de monde, l’intensité était là à certains moments. Nous avons même réussi à faire un wall of death bon enfant, où nous sommes tous partis au bon moment avec une bonne bousculade à la clé. Les pogos hardcore sur les morceaux du premier album n’étaient pas tant que ça de la partie, bien que la faible densité permettait de le faire sur les breakdowns déments. Je me suis un peu trop frotté à des gaillards plus costauds que moi, notamment un vers qui j’ai foncé et contre qui j’ai rebondi lamentablement, ce qui a propulsé mes lunettes dans les airs. J’ai pu les récupérer juste avant qu’elles soient piétinées dans le pogo.

Conclusion

Malgré le son médiocre et la faible participation du public, non connaisseur dans un festival grand public, le groupe a fait bonne figure, avec une interprétation très correcte de leurs morceaux détonants, et une présence digne des grands. J’étais ravi de pouvoir les voir et les soutenir. Caroline Westendorp est une super nana charismatique. J’ai déjà hâte de les revoir dans des meilleures conditions, mais ce sera sans le guitariste soliste fondateur blond Rolf Perdok qui a quitté le groupe quelques semaines après leur tournée pour se consacrer à d’autres projets personnels.

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Set list

  • Weaponized
  • Dirty South
  • Echoes
  • The Enemy
  • Down On The Ropes
  • No End In Sight
  • Colorblind
  • Blood And Salt
  • The Future Need Us Not
  • Songs Of Obscenity
  • Living Saints
  • Carte Blanche

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