The Charm The Fury – The Sick, Dumb & Happy

dumb-sick-happy_img2La découverte du premier album de ce jeune groupe d’Amsterdam m’avait bien enthousiasmée et incitée à suivre leurs activités. La qualité mélodique et technique de ce disque de metalcore était au rendez-vous.

Quatre ans après A Shade Of My Former Self, The Charm The Fury était de retour début 2017 pour un second album intitulé The Sick, Dumb & Happy, à la pochette bien plus colorée. Les teintes vives rose et jaune tranchent avec les couleurs habituellement utilisées dans le metal, sans remettre en question la virulence du contenu. L’effet visuel original est même plutôt perturbant.

Dès les premières écoutes des nouveaux morceaux, j’ai pu remarquer un changement d’orientation musicale. Les structures metalcore plus techniques du premier album ont laissé place à des riffs plus bruts et punchy à la Pantera, tout en conservant l’alternance du chant guttural et clair de la chanteuse Caroline Westendorp. Un peu déçu par ces premières écoutes, j’ai persévéré et acheté le disque (il faut soutenir ces groupes) pour préparer au mieux leur concert au festival Sziget. Je vais gâcher la surprise : j’ai bien fait !

Les thèmes des chansons évoquent la situation politique du monde et le combat intérieur ou actif des citoyens contre les injustices et les conflits. D’après le groupe, le son plus brut et sans fioriture technique est une expression plus impulsive en réaction aux événements actuels.

D’autres changements entourent cette nouvelle sortie de The Charm The Fury : le guitariste Mathijs Parent a quitté le groupe pour se concentrer sur sa vie personnelle, remplacé par Martijn Slegtenhorst ; tandis que Rolf Perdok, guitariste soliste sur The Sick, Dumb & Happy, a quitté la bande pour des raisons similaires peu après la sortie de l’album.

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The Charm The Fury – Budapest – 13/08/2017

Groupe : The Charm The Fury
Date : Dimanche 13 août 2017
Festival : Sziget
Ville : Budapest

C’est par un heureux hasard que j’avais remarqué que The Charm The Fury jouait au festival Sziget, où nous avions prévu d’aller avec ma copine cet été 2017. Ce grand festival a lieu chaque année depuis 25 ans à P1090521Budapest sur une île (oui, car « sziget » veut dire « île » en hongrois), non loin du centre de la capitale magyare. Si l’ensemble de la programmation ne nous enchantait guère, il me tardait de voir en concert ce jeune groupe néerlandais de metalcore que j’avais découvert avec l’excellent premier album A Shade Of My Former Self. Ils avaient sorti plus tôt dans l’année un deuxième opus nommé The Sick, Dumb & Happy qui devrait trouver sa place sur ce site avec une bonne chronique. J’avais essayé de les voir en concert en Europe à l’occasion de cette sortie, sans réussir à planifier quelque chose jusqu’à ce festival.

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The Charm The Fury – A Shade Of My Former Self

On découvre parfois des groupes par le plus grand des hasards. C’est une errance sur des photos de concerts professionnelles sur internet qui m’a amené à écouter la musique de The Charm The Fury.

Je ne suis pas fan de prime abord des groupes à chanteuses qui n’offrent souvent que du cliché creux, malheureusement. Toutefois, j’ai un immense respect pour les musiciennes avec un style musical qui n’est pas caché par l’esthétique et qui remet à leur place les mecs encore bien majoritaires dans ce milieu viril qu’est le metal.

Caroline Westendorp est bien de celles qui ont une attitude bien badass, une présence vocale et scénique qui envoie du lourd et renvoie les lourdaux machos chez leurs mères.

Ma curiosité m’a poussé vers les clips de cette formation néerlandaise. P1010066Les morceaux étaient ultra accrocheurs, et j’ai creusé le filon jusqu’à écrire cette chronique. C’est un jeune groupe de metalcore qui n’a, à ce jour, sorti qu’un seul album : A Shade Of My Former Self.

Là encore, le metalcore n’est pas ma tasse de thé, de par ses écarts souvent grossiers et superficiels. Il faut parfois ravaler ses préjugés pour séparer le bon grain de l’ivraie et apprécier le gros son.

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