Exodus

De gauche à droite : T. Hunting, J. Gibson, S. Souza, L. Altus, G. Holt

De gauche à droite : T. Hunting, J. Gibson, S. Souza, L. Altus, G. Holt

Les débats sont légions au sein de la communauté metalleuse. Définir les groupes les plus influents du thrash metal américain (le fameux « Big Four of Thrash Metal ») est l’un des sujets les plus discutés. Si les places du podium sont quasi unanimement réservées à Metallica, Megadeth et Slayer, la quatrième place est sujette à débat. Officiellement, Anthrax complète la liste, d’après un consensus fondé sur les ventes de disques.

De mon côté, il est clair que la quatrième pilier du thrash est Exodus, notamment de par ses racines communes avec les autres pionniers. Fondé en 1979 par Tom Hunting et Kirk Hammett avant que ce dernier ne rejoigne Metallica en 1983, Exodus est un groupe né autour de la baie de San Francisco, comme ses comparses de la Bay Area. Inutile de préciser que la troupe baignait dans le même cercle que les trois grands groupes de thrash californien.

Menée par son principal compositeur et guitariste emblématique, Gary Holt, la bande furieuse a fait grand bruit avec son premier album Bonded By Blood en 1985, chef d’oeuvre ultime de thrash marqué par le chant inhabituel du frontman extrême Paul Baloff. Le duo de guitaristes Holt et Hunolt formèrent la « H-team ». Mais ces frères de sang ne rencontrèrent pas le succès de Metallica et les albums suivants ne purent surpasser le premier ou tenir la barre. Baloff fut évincé et remplacé par Steve Souza, qui officiait chez Testament, autre grand nom du thrash californien.

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Hans Zimmer – Prague – 07/05/2016

Groupe : Hans Zimmer
Date : Samedi 7 mai 2016
Salle : O² Arena
Ville : Prague

hans-zimmer-07052016_img1Hollywood avait rendez-vous avec Prague ce soir-là. L’un des compositeurs de musique de films américains les plus productifs et reconnus jouait dans la capitale tchèque à l’occasion d’une tournée européenne exceptionnelle en compagnie de nombreux musiciens.

Ce n’est pas tous les jours qu’une star hollywoodienne (de la post-production) se produit en chair et en os près de chez soi.

Prague est une ville de musique et de cinéma, et semblait être un décor idéal pour ce spectacle. En effet, beaucoup de films y ont été tournés, et l’orchestre philharmonique de Prague est souvent en collaboration avec des studios américains.

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Lille

Fear Factory – Demanufacture

P1010027 Le concert de Fear Factory au Meet Factory de Prague en 2015 avait été l’occasion de me pencher sur l’album Demanufacture. Les parrains californiens du metal industriel jouaient l’intégralité des titres de ce disque en guise d’anniversaire de sa sortie, vingt ans après. Et pour cause, Demanufacture est considéré comme leur meilleur album.

Ce deuxième album du Fear Factory sorti en 1995 pose un jalon dans l’utilisation d’atmosphères froides, électroniques et cliniques dans le metal, popularisant le thrash /groove metal couplé au metal industriel. Il s’agit d’un concept album qui, comme à peu près chaque morceau du groupe, traite de la lutte entre l’homme et la machine. Les deux premiers films Terminator sont une influence dans cet album.

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Le Fils de Saul

Rabbi?

saul-fia_img1Lauréat du Grand Prix au festival de Cannes et de l’Oscar du meilleur film étranger, Le Fils de Saul est un film hongrois, réalisé par László Nemes dont c’est le premier film. L’auteur co-signe l’écriture du film avec la française Clara Royer.

Refusé par les producteurs hexagonaux, le film a dû assurer une production 100% hongroise. Le frilosité française n’a pas empêché le succès critique du film, salué par l’auteur de Shoah Claude Lanzmann qui n’a jamais plébiscité la fiction pour traiter ce sujet.

Le film traite avec réalisme du quotidien de prisonniers du Sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau, forcés à procéder à la solution finale, à nettoyer les chambres à gaz, à se débarrasser des corps, à récupérer les biens des morts et à guider les suivants.
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Bruxelles

[Photos] Machine Head – 06/03/2016

Groupe : Machine Head
Date : Dimanche 6 mars 2016
Salle : Olympia Theatre
Ville : Dublin
Compte-rendu : Machine Head – 06/03/2016

Machine Head – Dublin – 06/03/2016

Groupe : Machine Head
Date : Dimanche 6 mars 2016
Salle : Olympia Theatre
Ville : Dublin

Voir Machine Head pour leur tournée sans première partie, c’était l’occasion d’un beau voyage en pays celtique. Il fallait à tout prix que j’assiste à cette tournée, après avoir vu le groupe à Prague en 2014 avant la sortie de leur album Bloodstone & Diamonds et qu’ils ne mettent en place cette tournée spéciale, avec des concerts plus longs qu’à leur habitude. Le groupe avait tourné deux fois en Amérique du Nord, une fois en Amérique Latine, en Europe orientale (en snobant Prague), avant quelques dates asiatiques et australiennes, et revenait à présent en Europe occidentale où il s’était déjà échauffé en 2014.

P1010606Pour rappel, les concerts sans première partie (nommés « An evening with ») sont longs et donc très exceptionnels pour des groupes comme Machine Head qui font des spectacles très physiques et très intenses. Ils permettent de jouer des morceaux plus rares et de faire durer le plaisir avec des performances inédites. Le chanteur Robb Flynn avait spécifié qu’ils tenaient à faire cette tournée pour leur public, sans participer à des festivals, car ils avaient selon eux assez de fans dévoués pour ne plus essayer de séduire une audience nouvelle.

C’est un format de concert particulier destiné à régaler les fans et qui implique une grande énergie venant du groupe pour être déployé sur toute une tournée. Aussi, il faut rappeler que les musiciens ne sont plus tout jeunes. Robb Flynn approche en effet de la cinquantaine. Au delà de ce cadeau fait au public, c’est aussi une déclaration de confiance et de bonne santé du groupe. Si Machine Head s’embarque dans une telle aventure, c’est qu’ils s’en sentent capables.

À ce titre, après leur dernier album excellent et avec l’arrivée de leur bassiste Jared MacEachern qui avait apporté une saine stabilité dans l’ambiance du groupe (et Jared est super cool, je peux le dire), Machine Head est en effet plus fort que jamais, musicalement, physiquement, mentalement et humainement.
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Porcupine Tree – Nil Recurring

P1020167On l’a vu avec Voyage 34, la discographie de Porcupine Tree est jalonnée de sorties diverses qui complètent les albums studio et l’univers du groupe : EP, compilations, singles inédits, remixes.

C’est en ce sens que Nil Recurring vient compléter le portrait dressé dans Fear Of A Blank Planet. Sorti en 2007 un an après le concept album, cet EP développe ce même thème de l’adolescence contemporaine dépressive. Les pistes sont liées conceptuellement à Fear Of A Blank Planet et font entendre des similarités musicales. Le format vinyl compile même l’ensemble des pistes de l’album et de l’EP. La piste Cheating The Polygraph y apparaît entre My Ashes et Anesthetize tandis que les trois autres pistes de l’EP clôturent l’aventure sur la face 4.

Fear Of A Blank Planet est mon album préféré de Porcupine Tree. Il me paraissait évident d’analyser et d’apprécier ce disque issue de la même source inspiratrice.
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