Rush

De gauche à droite : A. Lifeson, N. Peart, G. Lee

De gauche à droite : A. Lifeson, N. Peart, G. Lee

D’un pays à l’autre, certains groupes sont plus connus que d’autres. La sauce prend ou ne prend pas, sans que l’on sache toujours pourquoi, que ce soit mérité ou non. C’est toute l’histoire de la France avec Rush.

Ce groupe canadien de hard rock progressif est considéré comme une formation de légende, telle que Led Zeppelin, en Amérique du Nord comme dans les autres pays européens, alors que l’Hexagone ne participe pas du tout à leur succès. Tandis que, de Londres à l’Ontario, les plus grandes salles sont pleines, les ventes dans notre pays sont faiblardes et le dernier concert français du groupe remonte à 1992.

Une grande frustration pour les fans de ce groupe ô combien fantastique, fondé en 1968. Fort d’une carrière de quarante ans, Rush aura traversé les décennies sans commettre aucune faute de parcours.

Leur style aura connu bien des modes : le rock progressif des années 70, des synthétiseurs kitsch des années 80, le hard rock teinté de metal d’aujourd’hui. Cependant, le sens de la mélodie et du rythme tortueux reste impeccable et reconnaissable quelque soit l’époque.

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Québec Cité

Chutes Montmorency

The Place Beyond The Pines

If you ride like lightning, you’re going to crash like thunder.

place-beyond-pines_img1Après le succès de Drive, on avait ouvert la voie vers la Gosling-mania. Voilà que le Canadien devient le nouveau sex symbol d’Hollywood, d’après un engouement que l’on sait capricieux et éphémère. Il n’en tient qu’à l’acteur, s’il a suffisamment de recul et d’intelligence, pour ne pas rester cloisonné là où on l’attend. D’autres stars comme Brad Pitt, Leonardo DiCaprio, ou Ben Affleck derrière la caméra, on su transformer l’essai et ne pas rester cantonnés à leur image de beau gosse.

À la suite du film de Winding Refn, Ryan Gosling réapparaît aux côtés d’un réalisateur qu’il connaît bien, Derek Cianfrance. Le duo s’est déjà rencontré pour Blue Valentine. À croire que l’acteur a une relation particulière avec ses metteurs en scène.

Dans ce nouveau film, intitulé The Place Beyond The Pines, l’acteur apparaît décoloré, tatoué à l’excès, en bandit minable ayant troqué sa panoplie de chauffeur contre le casque de moto. S’agit-il d’un Drive bis ? Non, mais plus grâce au scénario de Cianfrance qu’à la performance de la star.

En lisant les critiques avant de voir le film, j’ai tout de suite été averti que l’intrigue ne devait pas être dévoilée pour mieux apprécier le film, tant les rebondissements sont puissants. Par conséquent, si vous n’avez pas déjà vu The Place Beyond The Pines, je vous invite, dans un premier temps, à réparer votre erreur dès que possible, mais surtout à lire la suite quand même, car je resterai discret et allusif, sans rien révéler sur ces tournants.
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System Of A Down – System Of A Down

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Avant de l’acheter quasiment sur un coup de tête, je voyais cet album comme un OVNI totalement bordélique, décalé et torturé. J’avais une image très floue de ce premier disque de System Of A Down, avant de découvrir davantage de morceaux lors de leur concert à Bercy en 2011 pour leur retour sur les planches.

En effet, la fin du concert faisait le part belle à cet album éponyme, avec la pochette de cette main qui remplissait le fond de la scène. J’avais pu découvrir d’autres morceaux que Sugar et War?, comme Suite-Pee mais surtout P.L.U.C.K ou Darts qui m’ont pas mal marqué sans connaître. Réécoutant occasionnellement ces titres, je me suis laissé tenter par une promo sans trop réfléchir. Ai-je eu tort ? Les réponses suivent.

Plus encore que dans les albums suivants, cet opus des musiciens américains d’origine d’arménienne, sobrement intitulé System Of A Down, laisse s’exprimer tout l’engagement du groupe contre les mensonges des gouvernements et la manipulation des hommes. Le groupe tient toujours dans son viseur la guerre, la culture de la peur, le contrôle des masses, la négation du génocide arménien.

Des notes présentes dans le livret se font l’extension des paroles et appellent à la révolte, pour saisir ce qui nous oppresse, à l’instar de la main de la pochette, issue d’affiches communistes placardées en Allemagne contre le Troisième Reich. Le message est le même : utiliser nos forces pour riposter et contrer nos ennemis.
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Machine Head – Burn My Eyes

P1010625Avant que l’album The Blackening en 2007 ne deviennent la nouvelle pierre angulaire de la carrière du groupe, le premier disque Burn My Eyes était l’œuvre de référence qui a suivi la carrière sinueuse du Machine Head. Sorti en 1994, ce disque produit par Roadrunner Record leur a permis de décoller, grâce à un succès vif du fait de la violence de ses pistes féroces. Il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs du groupe.

Je m’étais décidé à l’acheter car c’est une pièce importante du groupe, même si mes premières écoutes ne m’ont convaincu à cause du son trop brutal, noir et étouffant. Leur prestation au Bloodstock en 2012, dont le concert était par la suite librement diffusé, où le groupe fêtait les vingt ans de son premier concert en interprétant des morceaux issus de ce disque, a été un élément déclencheur pour le posséder.

Les thèmes de l’album tournent autour de la violence sociale et de la rébellion. De par ses paroles vindicatives, Burn My Eyes fait le constat morose d’une société à cran et sur le point d’exploser.

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Reprise de l’album …And Justice For All (Metallica)

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Titres : Blackened
…And Justice For All
Eye Of The Beholder
One
The Shortest Straw
Harvester Of Sorrow
The Frayed Ends Of Sanity
To Live Is To Die

Dyers Eve
Groupe : Metallica
Album : …And Justice For All
Instrument(s) : Guitare électrique Ibanez RG 3550MZ

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Reprise de l’album Master Of Puppets (Metallica)

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Titres : Battery
Master Of Puppets
The Thing That Should Not Be
Welcome Home (Sanitarium)
Disposable Heroes
Leper Messiah
Orion
Damage Inc.
Groupe : Metallica
Album : Master Of Puppets
Instrument(s) : Guitare électrique Ibanez RG 3550MZ ; guitare électrique Squier

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Stanley Kubrick

kubrick_img1Le meilleur réalisateur de tous les temps méritait bien d’apparaître en premier sur ce blog. Il est le maître ultime des cinéastes, une influence énorme pour chaque artiste travaillant dans le cinéma, une référence incontournable pour les cinéphiles. Un nom : Stanley Kubrick, une figure mythique derrière une œuvre sans faille.

Pourquoi cette passion absolue que je partage ? Pour le découvrir, deux options s’ouvrent à vous : continuer de lire cet article ou aller juger par vous-même en regardant ses films. Vous pouvez faire les deux, je ne peux que vous y encourager, mais la dernière option est obligatoire.
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Gojira

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De gauche à droite : J. Duplantier, C. Andreu, J-M. Labadie, M. Duplantier

Cocorico ! Les métalleux français le savent : notre pays n’est pas la première nation de métal. Cependant, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir un groupe de talent qui s’est petit à petit imposé sur la scène internationale. Gojira est pour moi l’un des groupes actuels les plus ingénieux et puissants, et ce n’est pas par chauvinisme que je dis ça.

Leur nationalité française et leurs textes traitant de la nature donnent un certain exotisme qui les ont fait remarquer à l’étranger dans le monde du metal et leur donne une identité propre. Leur style est difficile à définir, empruntant aux musiques tribales et au death metal, alors que les membres préfèrent dire qu’ils font « de la musique » tout simplement, du fait de leurs influences dépassant les frontières du metal.

J’ai connu ce groupe vers 2006 avec leur album From Mars To Sirius. C’est l’un des premiers groupes que j’ai écouté avec un chant guttural sans que cela ne me dérange. Il a aussi été le groupe de mes premières fois en live : mon premier concert en salle, mon premier pogo, mon premier slam. Leur musique dense et intense fait que je ne me suis jamais lassé de les écouter au fil des années, ni d’aller les voir en concert.

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Pantera

De gauche à droite : D. Darrell, R. Brown, P. Anselmo, V. Paul

De gauche à droite : D. Darrell, R. Brown, P. Anselmo, V. Paul

Ce n’est pas exagéré de dire que ce groupe américain a carrément dominé la scène metal des années 90, une décennie qui leur est entièrement consacrée. À l’heure du grunge et du nu metal, le heavy et le thrash n’avaient plus tellement de crédit et les groupes majeurs des années 80 ont connu un creux sur cette période. Pantera a réussi à s’imposer et à devenir un groupe phare du metal, tout en résistant à toutes les modes du moment.

Je connaissais et appréciais ce groupe depuis longtemps. C’est, avec Slayer, un groupe dont j’ai vite appris les hymnes comme Walk, Cowboys From Hell ou Cemetery Gates. Toutefois, j’ai acheté les albums très tard. J’ai acquis les cinq dans la volée et découvert le groupe pour de bon en prenant une sérieuse claque, notamment sur The Great Southern Trendkill et Far Beyond Driven qui sont mes préférés.

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