AC/DC – Dresde – 10/05/2015

Groupe : AC/DC
Date : Dimanche 10 mai 2015
Lieu : Ostragehege
Ville : Dresde
Première
partie :
Vintage Trouble

I’m on the highway to Dresden! La ville allemande ravagée durant la guerre ne se trouve qu’à deux heures de Prague et accueillait AC/DC sur leur tournée européenne suite à la sortie de leur dernier album Rock Or Bust. C’était l’occasion d’un petit week end touristique pour voir enfin une légende du rock toujours active qui avait marqué mon adolescence. Un concert à grande ampleur et une petite folie dépensière personnelle pour regarder avec délice dans le rétro.

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C’est sur le site sportif d’Ostragehege en plein air que la scène était installée pour accueillir près de 90 000 personnes. Sous une météo clémente, le groupe californien Vintage Trouble vient chauffer l’assemblée avec un rock n’ roll bluesy à l’ancienne, simple et animé par l’excellent chanteur à la voix époustouflante et infatigable. Les musiciens en habits rétros font le show, au point que le chanteur aille jusqu’au plus près de la foule serrer des pinces. Il remercie le public, conscient de la chance d’être vu et découvert par une foule aussi importante.

À 20h45, les écrans de la scène au décor de tôle rouillée s’animent pour dévoiler la vidéo d’introduction, présentant la comète AC/DC fonçant sur la Terre. Alors que les autres membres étaient déjà en place, Angus déboule dans un tonnerre de feux d’artifices. P1000822En un clin d’œil, le guitariste à l’éternelle fougue fringué en écolier illumine mon visage d’un sourire de gosse. Ça fait tellement plaisir de voir le guitariste mythique ainsi que Brian Johnson, le chanteur à la casquette et à la voix criarde, faire leurs habituelles mimiques.

Malgré l’âge qui a visiblement altéré les traits d’Angus Young et de ses compères, le groupe est animé par une vitalité incroyable. Le petit écolier fait toujours le même cirque, courant à travers la scène de long en large, faisant son fameux duck walk pour notre plus grand plaisir, se trainant par terre en faisant le tour sur lui-même, délivrant ses solos puissants avec la même chaleur bluesy… C’est à se demander à quoi il carbure. Au rock n’ roll, pourra-t-il répondre.

Côté rythmique, Cliff Williams est toujours là pour jouer la basse. Le groupe a connu de profonds changements pour le reste : le fondateur et grand frère Malcolm Young est gravement malade et est maintenant remplacé par son neveu Stevie, tandis que Chris Slade remplace Phil Rudd dont les récents dérapages (affaires suspectées de meurtre commandité) ont mené à son éviction. C’est bon de revoir le batteur chauve qui avait joué avec le groupe sur l’album et la tournée The Razor’s Edge, également inclus sur le Live At Donington.

Outre les nouveautés du dernier album (la chanson titre Rock Or Bust en ouverture explosive, la récréative Play Ball ou l’endiablée Baptism By Fire) et du précédent avec Rock N’ Roll Train, le groupe a aligné les grands classiques pour notre plus grand plaisir. Shoot To Thrill a frappé fort en efficacité pour emballer la foule, avec d’autres titres dynamite comme le ravageur Thunderstruck, le puissant Dirty Deeds Done Dirt Cheap, le prodigieux Sin City (ou l’autre nom de Dresde selon Brian), l’explosif et fédérateur T.N.T..

P1000753Évidemment, les classiques Back In Black, You Shook Me All Night Long et son solo mémorable, Hells Bells, Whole Lotta Rosie et leurs habituels accessoires (cloche, poupée gonflable géante) étaient de la fête. L’hymne High Voltage a fait entendre les accords La-Do-Ré-Do (A-C-D-C en anglais) et un break plus posé. La présence de Have A Drink On Me était bien plus rare. Sur la fin du concert, Let There Be Rock a été rallongé comme habituellement avec un solo de guitare sur une plateforme élévatrice avec lâcher de confetti. Le rappel s’est avéré foudroyant, battu par un Highway To Hell introduit en grande pompe avec des flammes infernales et par For Those About To Rock avec son fameux tir de canons.

Les écrans géants permettaient de suivre le spectacle sur scène, bien que je pusse voir la scène entre les têtes. Niveau communication, Brian Johnson et Angus Young étaient bien sûr très présents et interagissaient constamment avec le public par des gestes. Cependant, le groupe était avare en paroles et le chanteur se contentait de pousser quelques sons rauques amusants entre deux chansons. La proximité n’en était pas moins forte et le rock qu’a balancé le groupe a assuré une chaleur certaine. Le public autour de moi chantait bien. J’avais beau être le seul à bouger parmi mes voisins directs, je ne me sentais pas seul.

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Conclusion

Sur le final et ses explosions de feux d’artifices, Angus a disparu aussi rapidement qu’il était apparu. Cela renforce l’impression de voir un extra-terrestre, faisant du rock et le duck walk sur cette terre, défiant les lois de la nature et de la vieillesse, devant nous, pauvres humains. J’avais la banane devant ces légendes, pour ce qu’ils incarnent et pour mes souvenirs d’ado. Je peux mettre un nouveau trait sur ma liste des groupes à voir au moins une fois en concert.

Set list

  • Rock Or Bust
  • Shoot To Thrill
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  • Hell Ain’t A Bad Place To Be
  • Back In Black
  • Play Ball
  • Dirty Deeds Done Dirt Cheap
  • Thunderstruck
  • High Voltage
  • Rock N’ Roll Train
  • Hells Bells
  • Baptism By Fire
  • You Shook Me All Night Long
  • Sin City
  • Shot Down In Flames
  • Have A Drink on Me
  • T.N.T.
  • Whole Lotta Rosie
  • Let There Be Rock
  • Highway To Hell
  • For Those About To Rock (We Salute You)

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